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À PROPOS

Les Épanouis d’Antonio Ghezzi sont l’expression d’une maturité évidente.

Les visiteurs qui le suivent dans ses circonvolutions artistiques, depuis les premières expositions collectives de Versoix en 1977, reconnaissent qu’aujourd’hui, ce sculpteur sur fer maîtrise parfaitement son art. Il n’a pas toujours été aisé de le suivre, du reste l’artiste reconnaît avoir été  qualifié en des termes extrêmes. La fureur qui éclatait dans ses premières œuvres recouvrait souvent sa fantaisie naturelle d’homme du Sud de l’Italie.

En présentant ses créations récentes, on ne peut que constater la lente évolution de cet artiste qui a traversé des phases variées en se laissant guider par sa seule soif de découverte. Le travail graphique qu’il a toujours associé à ses créations semble maintenant s’imposer en dégageant une franchise et un calme bienveillant, même si au premier abord, c’est parfois d’une complexité étonnante. En réalité, à l’image de la vie, si l’on prend le temps d’observer le cheminement de l’artiste, nos yeux découvrent des formes géométriques élémentaires.

Pour le grand public, il reste l’auteur de « Perpetuum mobile », la sculpture fontaine des Pâquis qu’il a créé en 1979, ce reflet de lumière qui s’échappe de l’eau pour s’envoler dans l’espace, cet hommage au vent capable de rendre léger le métal.

Henri Noverraz , artiste et poète préfaçant une exposition de Ghezzi, se posait la question de savoir si sa conception plastique n’est pas une soudure de l’espace et du mouvement dans notre temporalité.

Profitons de cette halte versoisienne pour tranquillement regarder ces œuvres. C’est vrai qu’elles posent autant de question qu’elles donnent de réponses à notre quête existentielle, mais l’importance de leur aspect ludique suffit à nous détendre.

Alain Rességuier – juin 2007